mardi 1 juin 2010

Voilà comment est défini l'esprit d'entreprise dans le Livre Vert Commission, du 21 janvier 2003, concernant l'esprit d'entreprise [COM (2003) 27

L'esprit d'entreprise est l'aptitude créative de l'individu, isolé ou au sein d'une organisation, à identifier une opportunité et à la saisir pour produire une nouvelle valeur ou le succès économique.

Ce rapport indique par ailleurs que ce sont surtout les petites entreprises qui créent une multitude de nouveaux emplois et qui font donc baisser le taux de chômage.

Les statistiques de l' Eurobaromètre de novembre 2002 montrent par contre que les Européens préfèrent le statut de salarié (45%) à celui de travailleur indépendant, contrairement aux États-Unis où une majorité nette de 67 % opterait plutôt pour le statut d'entrepreneur.

Cependant, au sein même des pays européens une différence importante existe car les pays méridionaux, le Royaume-Uni et l'Irlande plus enclins à l'entrepreneuriat.

Voici les autres points apparaissant dans le livret ;

8. Les Européens estiment que les obstacles administratifs constituent la principale entrave à la création d'une entreprise. En plus, les nouvelles entreprises ont du mal à se procurer les capitaux nécessaires.

9. Le risque lié à l'entrepreneuriat n'est pas suffisamment valorisé. L'entrepreneur défaillant est discrédité par l'échec. Ainsi, l'entrepreneur en situation d'échec, qui a agit de façon honnête devrait bénéficier d'une législation permettant la liquidation au plus vite des entreprises non viables et la création d'une nouvelle entreprise. Un autre cas est celui de la transition du statut de salarié à celui d'entrepreneur qui souvent implique une protection sociale réduite. Une protection sociale adaptée au besoin des entrepreneurs pourrait accroître l'attrait de l'entreprise(il existe un statut depuis voir Bruxelles Emergences et Debuut)

10. L'éducation et la formation sont des facteurs ayant un impact à long terme sur l'esprit d'entreprise. Il s'agit d'inciter les personnes à saisir les opportunités de carrière qui leur sont offertes. Des programmes de promotion de l'esprit d'entreprise pourraient être développés dans les milieux scolaires et universitaires.

11. L'esprit d'entreprise doit être promu auprès des groupes sous-représentés, comme les femmes. Les minorités ethniques témoignent d'un goût prononcé pour l'entreprise et d'un potentiel supérieur. Les services de soutien aux entreprises semblent moins adaptés à leurs besoins spécifiques.

12. La réglementation n'est souvent pas assez différenciée suivant la taille de l'entreprise, de manière à ce qu'elle touche surtout les petites entreprises dont les ressources sont insuffisantes. Il faut donc « penser aux petits d'abord » et rendre la réglementation simple et ciblée ou fournir une assistance administrative. En 2002 a été nommé un représentant pour les petites et moyennes entreprises (PME) au sein de la Commission européenne chargé de veiller à ce que les intérêts des petites et moyennes entreprises soient suffisamment pris en compte. Les taux d'imposition fiscale influencent la création et l'expansion des entreprises. Les réformes fiscales faites au cours des dernières années ont contribué à une évolution claire vers la réduction de la charge fiscale pesant sur le travail dans l'Union européenne, mais les impôts sur le travail restent encore élevés dans bon nombre d'États membres.

13. Dans certaines régions et dans certains secteurs, de plus en plus de difficultés de recrutement se font sentir car la demande de travailleurs hautement qualifiés a progressé plus vite que l'offre. Des mesures pourront inclure l'apprentissage tout au long de la vie, l'encouragement de la mobilité ou le recrutement renforcé des ressortissants des pays tiers. Beaucoup de PME doivent faire face à des difficultés car les banques ont de moins en moins tendance à offrir des crédits à risque. Il serait par conséquent utile de développer les marchés du capital-risque comme solution complémentaire du crédit bancaire. Le Fonds européen d'investissement (FEI) a, par exemple, déjà œuvré dans cette direction.

14. Il faut augmenter la tendance des PME à s'élargir et à s'internationaliser en tirant profit de conseils par des réseaux locaux et régionaux, d'autres entreprises (surtout les grandes entreprises internationales), de relations personnelles et d'intermédiaires. Ces réseaux donnent l'occasion aux entrepreneurs de partager leurs expériences en matière d'expansion et d'avoir accès à la connaissance, aux partenaires et au conseil.

15. Les résultats de la R&D et de l'innovation dans les grandes entreprises, les universités ou les organismes de recherche permettent aussi à leurs salariés de créer leur propre entreprise avec les connaissances qu'ils ont acquises. Les entreprises sont favorables à un tel intrapreneuriat, mais l'initiative est souvent laissée aux employés. Par ailleurs, la coopération entre PME devrait davantage se développer car elle est dans leur propre intérêt. C'est à travers de telles coopérations que se développe la masse critique pour conquérir des marchés à grande échelle.

16. L'instauration d'une société plus favorable à l'entreprise concerne tout le monde. Les attitudes envers l'esprit d'entreprise et l'échec doivent être plus positives. La réalisation de cet objectif repose sur ceux dont dépendent les entrepreneurs d'aujourd'hui et de demain. Il s'agit aussi de valoriser le rôle que jouent les entreprises de l'économie sociale agissant en faveur de la collectivité.

17. La nature horizontale de l'esprit d'entreprise demande une approche coordonnée. Ceci est surtout valable pour les administrations publiques à tous les niveaux. Ces dernières devraient mieux se coordonner avec les propriétaires d'entreprises pour définir les priorités dans le renforcement de l'entreprise et de l'esprit d'entreprise.

18. Certains États membres sont plus performants dans la promotion de l'esprit d'entreprise. Il serait utile que ceux-ci inspirent les autres dans le cadre la méthode ouverte de coordination, par laquelle la Commission crée des plates-formes pour permettre aux pays d'échanger leurs meilleures pratiques.

19. Il reste surtout à retenir que trois principaux axes doivent être poursuivis pour augmenter l'esprit d'entreprise: il faut premièrement éliminer les obstacles au développement et à la croissance des entreprises comme la bureaucratie et le manque de financement. Deuxièmement, il s'agit de comparer les bénéfices de l'entrepreuneuriat aux risques qui y sont liés, par exemple en développant des actions d'encouragement comme des réformes fiscales et de l'aide lors de la reprise d'une entreprise. Finalement, il faut agir pour créer une « société entrepreunariale » entre autres en incitant de jeunes gens dans les écoles et les universités à développer des compétences dans ce domaine.

retrouver tous les points du livret sur :

http://europa.eu/legislation_summaries/other/n26023_fr.htm

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